08 novembre 2006
L'Ecologie des Paresseuses
Je suis donc tombée sur ce petit livre à Natures et Découvertes hier en faisant un peu de shopping. Il était sur le devant de la caisse, au milieu de pas mal d'autres. Le titre m'a de suite attirée. J'essaie de faire des petits geste de tout les jours pour "sauver l'environnement" (tadadaaaa -mais ou est ma cape?), et j'avoue que des petits trucs et astuces dans genre la, ben j'aime en connaître pleins et essayer de les mettre en oeuvres.
Je dis bien essayer, car en bonne fille que j'essaie d'être, même si je me bat contre les sacs plastiques, je passe encore des heures sous la douche, je prend des lingettes pour ma peau. Bref même si je recyclerais mes sachets de thé pour mes bacs à fleurs au printemps prochain, je suis une feignante de l'écologie. On pourrait résumer ça par: oui à l'écologie, mais seulement si c'est pas trop contraignant (la classe hein?).
Et donc ce petit livre avec ce titre accrocheur m'a ... accroché? Bref je l'ai feuilleté, le ton m'avait l'air rigolo dans prise de tête, le "packaging" sympa, et le prix (5.90€) sympa aussi. Je suis donc rentré avec et l'ai lu hier soir.
Ben j'ai été drôlement décue. Il a été écrit par une hystèrique (ou si elle ne l'est pas c'est super bien imité). Le ton est moralisateur, elle prône des choses reloues à mettre en place (du genre des actions au supermarché en leur laissant les emballages en cartons inutiles), et elle est assez extrêmiste dans ces "petits" trucs (elle va jusqu'à préconiser la pierre d'Alun comme déodorant, alors mêmesi c'est efficace, j'imagine que un roll-on plutôt qu'un aérosol c'est déja pas mal). Elle combat par tout les moyens la pétrochimie. Je ne dis pas que c'est pas mal, mais honnétement, ce n'est pas pour des paresseuses comme moi. Ça a même l'effet inverse de faire plutôt peur.
Bon dans le chapitre "beauté" elle donne quand même des recettes sympa pour faire des masques et autres toutes seules. Et elle pense même au peaux grasses.
Enfin, tout ça pour dire, feuilletez le mais ça vaut pas le coup de l'acheter.
Marion, Nicolas Hulot Inside
01 novembre 2006
Da Vinci Code
Dans les livres qui m'ont marqués il y a le Da Vinci Code. J'ai detesté ce livre. Je n'ai jamais autant détesté un livre comme celui-là. Alors j'en demande pardon par avance à ceux qui l'ont aimé (à la rigueur ne lisez ptet pas ce qui suit...)
Comment dire? Rien n'est à garder dans ce livre. Mais je vais commencer par le commencement.
Ça faisait déja un moment que ce livre était sortit, et que tout le monde en parlait quand je l'ai acheté. Jusque là je n'avais pas eu l'occasion de le faire, mais au vu de ce qu'on disait, de son succès, et surtout de son sujet, il ne pouvait que me plaire. Je l'achetais donc pour la fête des pères, sachant pertinemment qu'une que le destinataire l'aurait lu, je pourrais m'y mettre moi aussi.
Mon père me le préta donc, en me disant qu'il allait me plaire, qu'il était vraiment bien. Je le commençais le soir même. Deux heures plus tard je l'avais fini. Et quelle déception. Les égnimes étaient nulles: sérieusement quel suspens peut il y a voir quand les personnages mettent trois pages à se rendre compte que le message est juste écrit à l'envers? Les autres ne tiennent pas beaucoup plus longtemps. Et dire que se sont des énigmes telles que ça qui garantisse un secret si dangereux à dévoiler! (il devait être gâteux le grand père honnêtement). La description de Paris est tout aussi lamentable. C'est bien simple, j'avais l'impression de voir l'auteur (même pas le narrateur) dans son taxi entrain de noter le nom des rues pour aller jusqu'au Louvre. C'est, c'est touristique! Le découpage n'est guère plus heureux, le suspens mal dosé. Les révélations ne sont pas formidables ou trop tirées par les cheveux. Et quand aux théories, elles n'ont rien de vraiment originales. Elles étaient déja connues.
Il mélange tout un tas de chose esotériques sans aucun ménagement, sans en prendre soin. C'est du sous Umberto Ecco! Les gens auraient mieux fait le lire Le Pendule de Foucault plutôt que ça!
Je pense qu'une grande partie de son succès vient de a petite phrase du début, qui dit qu'il y a des choses vraies dans cette histoire. Quel coup de bluff. Je ne pensait pas qu'une phrase comme celle là pouvait autant faire parler et vendre. Il en a rajouté une couche aussi avec son histoire de ne pas apparaître en public (ou très peu) - un truc piqué à Stephen King ça.
Et puis pour tout dire, j'ai trouvé ça petit de ressortir tout les bouquins qu'ils avaient écrits avant et qui n'avaient pas marché (j'imagine qu'ils étaient encore moins bons...). Alors autant vous dire que j'ai boudé aussi le film.
Marion, beeaaark Inside
28 octobre 2006
L'Enchanteur
J'inaugure ici une nouvelle catégorie, celle des livres qui m'ont vraiment marqué. Ceux que je relis, encore et encore. Ou pas.
Le premier livre dont je vais parler est L'Echanteur de Barjavel. Ce livre, contre toute attente, à été un grand choc, un coup de coeur aussi.
Je me souviens l'avoir pris dans les mains à cause de la couverture, car le dessin ressemblait à ceux que l'on pouvait trouver dans les J'aime Lire de quand j'étais petite. Ce dessin enfantin me plaisait. J'ai donc retourné le livre pour lire la quatrième de couverture. Et l'Enchanteur en question c'était Merlin. Je me suis dit "chouette", car déja à l'époque le cycle Arthurien me plaisait (d'aussi loin que je me souvienne d'ailleurs ce cycle est associé à du plaisir et de l'intérêt pour moi, comme pour beaucoup). Ni une, ni deux, je descend aux caisses de la Fnac et repart avec le livre. Arrivée chez moi, je reprend (forcément) le livre entre les mains, et seulement à ce moment je repère le nom de l'auteur (qui est, comme vous pouvez le remarquer écrit plus petit que le titre). René Barjavel. Ce nom me disait quelque chose. Je savais que c'était lui qui avait écrit La Nuit des Temps, mais ne l'ayant pas lu, et n'ayant jamais rien lu de lui d'ailleurs, je ne me suis pas attardée sur ce détail.
J'ai donc ouvert le livre. Et là est arrivé le premier choc. L'introduction faite par l'auteur. Une introduction tellement belle, simple poétique et humble à la fois, que je la relu plusieurs fois. Elle m'a, sous le coup de cette première lecture, provoquée des frissons. Peut être que je ne m'attendais pas à ça, je ne sais pas. Toujours est-il que je suis restée un moment bloquée sur cette introduction. A tel point qu'encore aujourd'hui j'ouvre le livre pour le simple plaisir de la relire, et ce régulièrement.
Une fois passé ce premier choc, je me suis plongée dans le livre proprement dit. Des livres sur Arthur ou Merlin j'en avais déja lu, des romancés ou des dits "historiques". Mais je ne me suis jamais remise de cette version. Au niveau de la légende, même si à l'époque je ne le savais pas, Barjavel à été le plus exact possible (enfin autant qu'on peut l'être). Quand à la plume, un vrai délice. Ce livre est écrit le plus simplement du monde, avec une fluidité quasi magique. Dire que ce livre se lit d'une traite c'est quasiment une lapalissade. La légende Arthurienne débarassée de tout ses flonflons, des lourdeurs ou ses grandiloquence, voilà ce qu'est ce livre. Barjavel à une approche "moderne" qui à va extrêmement bien à cette histoire. Si ce n'était la légende, on pourrait croire qu'il a écrit cette histoire tellement il se l'est bien approprié. Même le découpage est "moderne", il entretient une sorte de suspens, malgrè tout.
De même la vision qu'à l'auteur des personnages est simple, mais dans le bon sens du terme. Ils sont tous proche de nous, surtout Merlin. On a mal avec Guenièvre, on complote avec Morgane, on est malheureux avec Lancelot et en colère avec Arthur. Mais surtout on est amoureux avec Merlin. Parce que si dans ce livre de poche tout le cycle nous est conté, il ne faut pas oublier que le personnage principal est Merlin, et non Arthur, comme on le voit souvent. Et ça aussi fait tout le charme de ce roman.
Bref ce livre est une merveille (à tout les sens du terme), et je ne résiste pas à l'envie de retranscrire l'introduction.
R.B.
Marion Merlin Inside
28 mai 2006
Sex and The City (ou presque)
En même temps que la Bd de
Larcenet, j'ai fait l'acquisition du dernier (enfin je crois) Candace
Bushnell, l'auteur des chroniques de sex and The City. Je suis très fan
de cette série, même si je n'ai jamais lu le recueil d'où elle est
tirée. C'est un soap génialissime, qui donne un envie folle d'être
Girlie, tendance, d'avoir des talons hauts. J'adore. a tel point que
cette série était l'objet d'un rituel quasi immuable pour moi quand je
suis redescendue de Paris. Elle passait le samedi soir en troisème
partie de soirée (sur la 6 après la trilogie). Je prenais donc ma
douche pendant les pubs. Puis je mettais une grande serviette de bain sur mon
lit (ma salle de bain et accolée à ma chambre) et, en regardant cette
série, je m'adonnais à des soins, des masques, des manucures en tout
genre. Un vrai bonheur!
Bref
en regardant sur l'étalage des nouveautés dans ma librairie favorite,
mon regard à été attiré par ce nom. Je me suis "enfin un livre de
fille, et si il est du même acabit que la série ça va être cool". Alors
je l'ai acheté.
Je l'ai commencé le soir même et fini au petit
matin, un peu parce que je voulais le finir, mais surtout parce que je
ne pouvais pas dormir.
Enfin,
ma réaction est plutôt mitigée...
C'est un livre sur New York et ses mondains. Mais c'est surtout
l'histoire d'un personnage, un mannequin, Janey , qui fait tout ce
qu'elle peut pour être acceptée dans cette société. Deux trois
personnes gravitent autour d'elle (sa soeur et sa "meilleure" amie) mais
ce n'est que secondaire. Et c'est bien dommage, parce que l'histoire de
Janey, et le personnage en lui même est un peu "capillotracté". C'est
tout much. Cette fille manipule et couche avec tout se qui bouge pour
se faire une place dans ce petit monde, soit. Mais elle a aussi une
tendance schysofrène, qui parait vraiment hors de propos (à tel point
que vis à vis de sa relation à Mimi, sa "meilleure" amie, j'avais
l'impression de lire du Mary Higgins Clark...)
Et puis la fin est
... bizarre. J'éspère que l'auteur ne prétend pas que les choses se
passe comme ça dans la réalité (qu'elle fasse son Dan Brown quoi),
parce qu'elle ne serait pas crédible...
Bref, pour finir, je
vous conseillerais pour celles (et peut être ceux) que ça intéresse de
vous le faire prêter. C'est encore ce qu'il y a de mieux à faire.
Marion, Girlie Inside
Attila ou La Depression Barbare
Le très bon Manu Larcenet vient de commencer une nouvelle série chez Poisson Pilote: "Une Aventure Rocambolesque de" Il avait commencé avec Freud, puis Van Gogh. Et il vient de sortir le troisième tome avec Attila le Hun.
Et
c'est ce tome là que j'ai découvert il y a quelques jours. En vérité je
l'ai surtout pris pour la quatrième de couverture (ci contre), qui me
fait mourir de rire ^^ Et je dois dire que toute la Bd est comme ça.
J'ai vais peur que ce ne soit qu'un "coup", mais non, cette quatrième
de couverture reflète bien l'esprit, et l'histoire.
Petit résumé de l'histoire (piqué sur le site de Poisson Pilote) :
Par
une belle après midi d'été, Attila arrive en Beauce et s'aperçoit qu'il
vient enfin de conquérir le monde. Se pose alors la question
fondamentale de tout dictateur; quel challenge reste-t-il à relever une
fois que l'on a fini d'égorger, de piller et violer toutes les
populations de notre terre? La dépression guette vite le Hun à qui il
ne reste plus qu'a se tourner vers Dieu.
Les
deux grand moments de la bd sont les premières pages avec un histoire
de représentant du syndicat des barbares, et la rencontre d'Attila avec
Dieu.
C'est vraiment un BD à déguster avec plaisir. Surtout allez
faire un tour sur le site de Poisson Pilote, vous pourrez y découvrir
les premières planches de la Bd, histoire de vous donnez envie ^^
Pour
le coup j'ai foncé acheter le second tome (oui je fais ça à rebours) de
cette collection, celui consacré à Van Gogh. je vous dirais ce que j'en
pense quand je l'aurais lu et digéré. (Oui se sont des Bd avec pleins
de choses à lire dedans ^^)
Pour finir, voici le lien sur du Blog de Manu Larcenet, un auteur qu'il est bien (et pas seulement parce qu'il participe à la série Donjon)
Marion brin d'herbe Inside
10 mai 2006
Si trente deniers m'était donnés.
Voici un sujet plus que passionnant : la (re)découverte d'un Évangile selon Judas.
Bien évidement il s'agit d'un évangile apocryphe (ça alors!). Et quand
je dis Judas, il s'agit bien du Judas Iscariote, le seul le vrai (et pas Judas Simon l'autre là).
Bon
il n'a pas forcement été écrit par Judas lui-même, bien sur (comme pas
mal d'Évangile). Il s'agirait plus d'un écrit réalisé par les Caïnistes
(les héritiers de Caïn). C'était une secte qui avait une vision un peu
détournée (hum hum) de la bible. Il distinguait le Dieu de la Bible et
le vrai Dieu caché par le premier et ses créations. C'est comme cela
qu'ils justifient le fait que la Création est "pervertie". Enfin bref,
dans leur logique, tout ceux qui s'opposait au Dieu créateur, le
démiurge de la Bible, étaient donc porteurs de sagesse. C'est ainsi
qu'ils vénéraient Caïn, les Sodomites (on ne rigole pas là bas au
fond!) et qu'ils portaient une attention toute particulière à Judas.
Cet
Évangile était déja connu auparavant, puisque non seulement il à été
déclaré apocryphe (il a donc été écarté de la Bible, -mais pourquoi?-...) et le
second évéque de Lyon disait que dedans "ils (les Caïnites)
déclarent que Judas le traître était bien avisé de ces choses, et que lui
seul, connaissant la vérité comme aucun autre, a accompli le mystère de
la trahison. Ils ont produit une histoire fictive de ce genre, qu’ils ont
appelé l’Évangile de Judas".
Et c'est bien le propos
(du moins c'est ce que les experts disent) du fameux texte
redécouvert. Il apporterait une autre interprétation de la
trahison de Judas. Mais vu qu'il a été écrit postérieurement aux
événements, il ne remet pas réellement en cause le Nouveau Testament.

Le texte commence par ces mots "Voici
la révélation que Jésus a faite à Judas trois
jours avant la Pâques" et d'expliquer que Judas à été le premier de
tout les apôtres prêt à être illuminé. Jésus aurait donc révélé à Judas
qu'il serait maudit durant des générations. Puis il révéle à Judas
l'origine du monde. Et le récit s'achève enfin par une parole de Jésus : "Tu surpassera tous les autres, car tu sacrifieras
l'homme qui me sert d'habit". Enfin Judas livre Jésus aux grands prêtres
et reçoit d'eux la somme promise (trente deniers ^^).
Ce texte de
l'évangile de Judas donne une représentation de la relation entre Jésus et Judas très différente
de celle que l'on connaît. Il montre Judas comme l'apôtre le plus proche de Jésus, le seul
qui ait vraiment compris son message. Cet évangile présente Judas comme un
initié, comme un disciple qui cherche à accéder à des connaissances
mystiques sur les origines du Christ et du monde. Bref quasiment un chouchou quoi.
Des experts avancent (déja!) plusieurs hypothèses à propos de cette trahison, dont une tiré de son nom Iscariote, qui pourrait signifier qu'il était un "sicaire" (ce qui au passage, aujourd'hui veut dire "tueur à gages" ^^) , à
savoir un membre des "Zélotes". Ceux ci voulaient chasser les
occupants romains par des actions *terroristes*. Judas aurait suivi Jésus en
croyant qu'il serait le Messie qui rétablirait le royaume juif,
alors que Jésus annonçait que son Royaume n'était pas de ce monde. Judas déçu
l'aurait livré comme traître à sa cause.
Sans parler théologie ou entrer dans de fastidieux débats, je pense que la redécouverte de cet Évangile est une bonne chose. J'ai toujours préféré les histoires ou l'on pouvait avoir plusieurs versions des choses. J'attends avec impatience la sortie du ce texte en français.
Marion, Baiser Inside


